Rechercher un article
Quels sont vos droits et obligations face aux jours fériés en entreprise en 2026 ? Cadre légal, calendrier 2026 des ponts, rémunération et erreurs de gestion RH à éviter pour optimiser vos absences.
9 min de lecture

1. Le calendrier des jours fériés en 2026
Les jours fériés en entreprise sont des dates clés qui influencent directement l’organisation du travail, la gestion des plannings et le traitement de la paie. En tant qu'employeur ou salarié, maîtriser le calendrier des jours fériés en 2026 est indispensable pour anticiper les ponts, organiser les congés annuels ou assurer la continuité de service.
L'année 2026 est particulièrement généreuse pour les travailleurs français. Contrairement aux années précédentes, de nombreux jours tombent stratégiquement en fin de semaine (vendredi) ou en milieu de semaine (jeudi), offrant de réelles opportunités de "ponts".
👉 Voici le tableau récapitulatif pour vous aider à planifier vos ressources et vos absences cette année :
Tableau des jours fériés en 2026 (France - prévisionnel)

👉 Pour consulter la version officielle, vous pouvez vous référer à la page du site Service-public : 🔗 Jours fériés 2026 – Service-public.fr
Il est important de noter qu'en 2026, si un jour férié tombe un samedi ou un dimanche (comme le 15 août ou le 1er novembre), il n’est pas récupérable légalement. Cependant, votre convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir des dispositions plus favorables, comme un jour de repos compensateur.
2. Ce que dit la loi sur les jours fériés en entreprise
En France, la gestion des jours fériés reste encadrée par le Code du travail, mais les spécificités par secteur ou par statut peuvent varier. Il est crucial pour les RH de bien distinguer les jours chômés des jours travaillés pour éviter les erreurs de traitement en paie.
2.1 Définition légale des jours fériés
L’article L.3133-1 du Code du travail définit 11 jours fériés légaux. En 2026, la règle reste la même : seul le 1er mai (Fête du Travail) est obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés (sauf exceptions liées à la continuité d'activité). Pour les dix autres, le repos n'est pas automatique sauf si un accord collectif ou l'usage de l'entreprise le prévoit.
La liste officielle comprend :
1er janvier, Lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, Lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre.
Cas particulier : En Alsace-Moselle, le 26 décembre et le Vendredi Saint s'ajoutent à cette liste.
2.2 Jours fériés, jours ouvrés et jours ouvrables : ne pas confondre
Dans les échanges RH ou lors de la rédaction d’un contrat, il n’est pas rare de confondre jours fériés, jours ouvrés et jours ouvrables :
Jours ouvrables : tous les jours de la semaine sauf le dimanche (donc 6 jours/semaine)
Jours ouvrés : les jours effectivement travaillés dans l’entreprise (souvent du lundi au vendredi, soit 5 jours/semaine)
Jours fériés : jours chômés prévus par la loi, parfois travaillés selon les conventions
Cette distinction est cruciale, notamment pour le calcul des congés payés, des RTT ou pour l’élaboration des plannings RH.
3. Obligations des employeurs face aux jours fériés en 2026
L'employeur doit respecter un cadre strict, notamment sur la rémunération et le chômage des jours fériés. Avec les nombreux vendredis fériés de 2026, la question du paiement et de l'ancienneté va se poser fréquemment.
3.1 Chômage des jours fériés : que prévoit la loi ?
En dehors du 1er mai, aucun jour férié n’est obligatoirement chômé selon la loi, sauf pour les jeunes de moins de 18 ans, qui ne peuvent pas travailler pendant ces jours (sauf exceptions encadrées). Cela signifie que, sauf accord ou convention collective le stipulant, l’employeur peut imposer de travailler un jour férié.
En pratique, de nombreuses conventions collectives prévoient que certains jours fériés soient chômés et payés pour tout ou partie du personnel. L’entreprise est alors tenue de s’y conformer.
À noter : si un jour férié tombe un samedi ou un dimanche, il n’ouvre pas droit à récupération, sauf disposition contraire de la convention collective.
3.2 Les jours fériés doivent-ils être payés ?
Lorsqu’un jour férié est chômé, l’employeur est tenu de le rémunérer, mais uniquement pour les salariés ayant au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise. Ce principe, établi par la loi, vise à garantir une certaine équité, tout en protégeant les salariés stables dans leur emploi.
Aucune condition d’ancienneté n’est en revanche exigée pour le paiement du 1er mai, jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous, sauf dans les secteurs où une activité ininterrompue est indispensable (hôpitaux, sécurité, transports…).
Lorsque le salarié travaille un jour férié :
Il ne bénéficie d’un supplément de rémunération que si cela est prévu par un accord collectif, le contrat ou l’usage dans l’entreprise.
Il est donc primordial de vérifier les textes applicables à chaque structure.
3.3 Le cas du 1er mai : un jour férié à statut unique
Le 1er mai, Fête du Travail, est le seul jour férié chômé obligatoirement en France, sauf pour les activités où l’arrêt est impossible. Dans ces cas exceptionnels, les **salariés travaillant ce jour-là ont droit au doublement de leur rémunération (rémunération normale + 100 %).
Cela en fait un cas très encadré, bien plus strict que les autres jours fériés.
4. Quels sont les droits des salariés sur les jours de congés en 2026 ?
Tous les salariés ne bénéficient pas automatiquement des jours fériés chômés et payés. Leurs droits varient selon plusieurs critères : le type de contrat, l’ancienneté, le temps de travail ou encore les conventions collectives applicables. Il est donc essentiel pour chaque salarié, comme pour chaque employeur, de bien comprendre les règles pour éviter les malentendus ou les inégalités de traitement.
4.1 Le jour férié est-il toujours payé au salarié ?
Un jour férié chômé n’est pas nécessairement rémunéré. Pour qu’il le soit, plusieurs conditions doivent être remplies. La règle générale veut que :
Le salarié à temps plein ou partiel bénéficie du maintien de salaire s’il justifie de trois mois d’ancienneté dans l’entreprise.
Il doit également avoir travaillé le jour précédant et suivant le jour férié, sauf cas d’absence justifiée (congé maternité, arrêt maladie, congé payé, etc.).
Il est à noter que les conventions collectives peuvent assouplir ces conditions ou prévoir des règles plus favorables. Certaines entreprises maintiennent la rémunération dès le premier jour d’ancienneté ou même pour les intérimaires.
4.2 Temps partiel, CDD, intérim : quels droits aux jours fériés ?
Les salariés en contrat à durée déterminée, à temps partiel ou en intérim peuvent eux aussi bénéficier des jours fériés payés, à condition que :
Le jour férié tombe sur un jour normalement travaillé, selon leur planning contractuel.
Ils remplissent les mêmes conditions que les salariés en CDI (ancienneté, présence avant/après).
⚠️ Si un salarié travaille uniquement les mardis et jeudis, et qu’un jour férié tombe un lundi, aucune indemnisation n’est due, car le lundi n’est pas un jour prévu de travail.
4.3 Absences, congés payés et jours fériés : ce qu’il faut savoir

Un jour férié tombant pendant une période de congé payé n’est pas décompté du solde de congés, s’il est habituellement chômé dans l’entreprise. Par exemple :
Si l’entreprise est fermée les jours fériés, et qu’un salarié est en congé du 12 au 16 août, le 15 août (Assomption) n’est pas décompté.
En revanche, si le jour férié est travaillé, il comptera comme un jour classique de congé.
En cas d’arrêt maladie pendant un jour férié, les règles d’indemnisation varient selon les régimes : il peut ne pas donner lieu à indemnité, sauf dispositions conventionnelles spécifiques.
5. L’impact du secteur d’activité sur les jours fériés
Dans certaines branches professionnelles, les jours fériés ne riment pas avec repos. De nombreuses entreprises, en particulier dans les domaines du commerce, de la restauration, de la santé ou encore des transports, continuent leur activité pendant ces périodes. Mais cela ne signifie pas que les salariés n’ont aucun droit : des compensations existent et doivent être prévues, soit par la loi, soit par des conventions collectives ou accords d’entreprise.
Pour les agents de la fonction publique, les règles peuvent légèrement différer selon les statuts et les ministères. Vous pouvez consulter la liste et les conditions des jours fériés applicables dans ce cadre ici :
🔗 Jours fériés dans la fonction publique – Service-public.fr
5.1 Les secteurs où les jours fériés sont souvent travaillés
Certaines activités ne peuvent tout simplement pas s’interrompre pendant les jours fériés. C’est notamment le cas :
Des hôpitaux, cliniques et services de santé,
Des transports en commun,
Des établissements de sécurité (pompiers, police, entreprises de gardiennage),
Des restaurants, hôtels, et commerces alimentaires.
Dans ces cas, il est légal de faire travailler un salarié un jour férié, sauf si une disposition contractuelle s’y oppose. Il appartient alors à l’employeur d’appliquer les règles de compensation ou de majoration salariale, lorsqu’elles sont prévues par une convention collective ou un accord d’entreprise.
Travailler un jour férié n’ouvre pas automatiquement droit à une prime, sauf dans certains secteurs comme la grande distribution, où les textes imposent une majoration (souvent +100 %) ou un repos compensateur.
5.2 Le rôle des conventions collectives
Chaque secteur peut avoir des règles spécifiques quant aux jours fériés. Les conventions collectives sont souvent plus favorables que le droit commun. Par exemple :
Dans le secteur du bâtiment, certains jours fériés sont forcément chômés et payés,
Dans les services à la personne, les jours fériés peuvent donner lieu à une indemnité spécifique si travaillés,
Dans les métiers du commerce, des accords peuvent encadrer les ouvertures exceptionnelles les jours fériés et les conditions de travail de ces journées.
Il est donc indispensable, pour un employeur, de consulter la convention collective applicable pour savoir s’il peut faire travailler un salarié un jour férié, et dans quelles conditions (rémunération, repos compensateur, etc.).
6. Les erreurs à ne pas commettre en entreprise en 2026
Mauvaise interprétation du Code du travail, gestion floue des absences, oubli de communiquer aux salariés : les jours fériés donnent lieu chaque année à des erreurs qui peuvent coûter cher, autant en termes de climat social que de conformité légale. Voici les principales fautes à éviter pour une gestion sereine et équitable des jours fériés en entreprise.
6.1 Confondre jours fériés et congés payés
C’est l’erreur la plus fréquente. Un jour férié chômé n’est pas un congé payé. Il ne doit pas être décompté des jours de congés annuels du salarié, sauf si ce jour est travaillé volontairement par le salarié dans le cadre d’un accord. Inversement, si un congé payé est posé sur une période incluant un jour férié, ce dernier ne doit pas être déduit du solde, à condition qu’il soit normalement chômé dans l’entreprise.
Mal gérer cette distinction peut entraîner une sous-évaluation des droits des salariés, voire des contentieux en cas de litige.
6.2 Improviser les plannings autour des jours fériés
Les ponts font partie des périodes sensibles à anticiper. Certaines entreprises attendent la dernière minute pour décider si elles ouvrent ou ferment entre un jour férié et un week-end, générant incompréhensions, désorganisation et perte de productivité.
Un planning des jours fériés établi en début d’année permet :
Aux salariés de s’organiser en toute transparence,
À l’entreprise de garantir la continuité du service ou la répartition des effectifs.
Cette planification peut aussi intégrer des jours de RTT collectifs ou des fermetures anticipées, selon la politique interne.
6.3 Ne pas informer clairement les salariés de leurs droits
Certains salariés ignorent s’ils doivent travailler un jour férié, s’ils seront payés, ou s’ils peuvent poser un pont. Cette incertitude fragilise le dialogue social et peut créer des frustrations inutiles.
Il est recommandé d’établir un mémo RH ou un calendrier annuel précisant :
Les jours fériés chômés ou non,
Les conditions de rémunération,
Les modalités d’organisation des absences.
Une communication claire permet de prévenir les conflits, de sécuriser les pratiques et de renforcer la confiance au sein des équipes.
7. Outils et bonnes pratiques pour optimiser les jours fériés en 2026
Une bonne gestion des jours fériés en entreprise repose sur l’anticipation, la clarté des règles internes et l’utilisation d’outils adaptés. Ces périodes, souvent synonymes de désorganisation si elles sont mal maîtrisées, peuvent au contraire devenir un levier de productivité et de bien-être si elles sont bien encadrées.
7.1 Utiliser un planning prévisionnel annuel
Mettre en place un calendrier des jours fériés dès le début de l’année est une première étape indispensable. Il permet de :
Planifier les absences,
Identifier les ponts possibles,
Anticiper les besoins en remplacement ou en réorganisation.
Ce planning peut être affiché dans l’espace de travail, partagé via un outil RH, ou intégré directement à une plateforme collaborative comme celles utilisées par les équipes RH.
👉 Si ton entreprise utilise Linkpick, la fonctionnalité “Emploi du temps / Planning” permet justement d’ajouter les jours fériés et d’identifier en un clin d’œil les chevauchements avec les absences prévues, les présences en entreprise ou les congés posés.
7.2 Optimiser l’organisation avec les RTT et les congés payés
Les jours fériés peuvent être utilisés stratégiquement pour aménager le temps de travail :
En proposant des RTT collectifs sur les vendredis de pont,
En fermant l’entreprise de manière anticipée et concertée autour des grands week-ends,
En encourageant la prise de congés sur des semaines peu chargées (notamment en été ou entre Noël et Nouvel An).
Ces pratiques permettent d’équilibrer la charge de travail, d’éviter les tensions liées à la planification, et de donner de la visibilité à tous.
💡 Exemple : un salarié pose 4 jours de congés autour de deux jours fériés stratégiques (1er et 8 mai) et obtient ainsi 9 jours de repos consécutifs. Ces optimisations renforcent la qualité de vie au travail sans impacter la performance.
Tu peux aussi lire : Jours ouvrés et jours ouvrables : Comprendre la différence pour optimiser ses congés payés.
Rejoignez-nous sur Instagram, Facebook, LinkedIn et TikTok pour encore plus de conseils, d’actualités et d’astuces sur l’alternance et le monde professionnel !




