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Aide au permis pour les apprentis supprimée en 2026 : raisons, impacts sur la mobilité en alternance, métiers où le permis est indispensable, risques de renoncement et solutions possibles. Points clés, sources fiables et conseils pour CFA et employeurs. À connaître dès maintenant
3 min de lecture
Publié le 11 février 2026
1. Aide au permis pour les apprentis supprimée en 2026 : ce que ça change (vraiment) pour l’alternance
La suppression de l’ aide au permis pour les apprentis en 2026 n’est pas un détail administratif. C’est une décision qui touche directement la mobilité des alternants, donc leur capacité à suivre un rythme CFA / entreprise… et parfois même à accepter un poste.
Jusqu’ici, l’aide au permis pour les apprentis permettait de bénéficier d’un coup de pouce de 500 € pour financer le permis B, via le CFA. Le projet de loi de finances 2026 (adopté le 2 février 2026) prévoit sa suppression, notamment via l’article 80.
L’aide au permis pour les apprentis était une aide forfaitaire de 500 € destinée aux apprentis majeurs. La demande se faisait auprès du CFA, et l’aide pouvait être versée à l’apprenti ou à l’auto-école selon le choix indiqué.
Pour les jeunes concernés, cette aide au permis pour les apprentis ne payait pas tout le permis, mais elle pouvait débloquer le démarrage : inscription, acompte, premières heures, passage du code
2. Pourquoi l’État veut supprimer l’aide au permis pour les apprentis en 2026
La justification la plus citée : éviter une rupture d’égalité entre les apprentis et les étudiants en formation initiale, qui ne bénéficient pas d’un dispositif national équivalent. L’Association nationale des apprentis de France (ANAF) a notamment relayé cet argument… tout en alertant sur les conséquences concrètes pour les jeunes.
Autre élément qui ressort des débats parlementaires : l’objectif d’économies associé à cette suppression (l’article 80 évoque une logique budgétaire).
3. Supprimer l’aide au permis pour les apprentis : un vrai risque pour la mobilité en alternance

En alternance, les déplacements ne sont pas “occasionnels”. Beaucoup d’alternants font la navette entre le CFA et l’entreprise, avec des semaines qui changent de rythme. Et selon les secteurs, il faut parfois aussi aller sur plusieurs sites : agence, chantier, dépôt, rendez-vous client… Dans la vraie vie, l’aide au permis pour les apprentis servait souvent à éviter un blocage au départ.
Le problème, c’est que la suppression de l’ aide au permis pour les apprentis arrive dans un contexte où les transports ne suivent pas toujours : zones d’activité excentrées, horaires décalés, trajets longs, correspondances impossibles. Sans permis de conduire, les trajets deviennent plus coûteux, plus fatigants, et parfois intenables. Et derrière, on voit les effets en chaîne : retards répétés, fatigue, stress, absences… puis une alternance fragilisée.
« La mobilité est un facteur-clé d’insertion, notamment dans les milieux ruraux et périurbains. »
Et ce sujet “mobilité” est d’autant plus sensible que d’autres changements pèsent déjà sur l’écosystème de l’apprentissage. Pour replacer la suppression de l’ aide au permis pour les apprentis dans son contexte 2026, tu peux aussi consulter :
L’analuse Linkpick sur l’évolution de l’aide à l’embauche : ce qui change pour l’aide à l’embauche des apprentis en 2026
Le point Linkpick sur la rémunération : apprentissage 2026 : ce que prévoit le projet de loi sur la baisse des salaires
Ainsi que le décryptage Linkpick sur les montants/charges : taxe d’apprentissage 2026 : montants et charges autour des apprentis
4. Quand le permis est indispensable : l’aide au permis pour les apprentis n’était pas “un bonus”
Dans beaucoup d’offres, le permis B n’est pas un “plus”. Il est obligatoire. Et sans lui, même un candidat motivé peut se retrouver bloqué.
C’est fréquent pour des postes comme commercial terrain, agent immobilier, métiers du BTP, maintenance, intervention, ou toutes les fonctions avec déplacements réguliers. Dans ces cas-là, la suppression de l’ aide au permis pour les apprentis peut conduire à une situation absurde : une entreprise veut recruter… mais l’alternant ne peut pas accepter faute de mobilité.
Résultat : certains renoncent à un poste, ou choisissent une entreprise “par défaut” uniquement parce qu’elle est accessible. Et parfois, on va plus loin : renoncer à une formation, faute de solution de transport stable.
5. Quelles alternatives après la suppression de l’aide au permis pour les apprentis ?
Il n’y a pas (à ce stade) un “remplacement automatique” national clairement annoncé. En revanche, il existe plusieurs leviers à activer rapidement quand on apprend que l’aide au permis pour les apprentis est supprimée :
Des aides locales (région, département, ville) selon les territoires
Un soutien possible du CFA (fonds sociaux, accompagnement)
Une participation de l’employeur (prime mobilité, avance, prise en charge partielle si le permis est indispensable)
Des facilités de paiement (échelonnement) côté auto-école
Pour les informations officielles sur le dispositif (et ses modalités), tu peux renvoyer vers :
La page de référence du portail de l’alternance : aide au financement du permis B
La page de l’ASP (modalités de versement/infos pratiques) : aide au financement du permis pour les apprentis
Le dossier législatif du PLF 2026 : projet de loi de finances 2026
6. Ce que les entreprises et les CFA peuvent faire face à la fin de l’aide au permis pour les apprentis
Si la suppression de l’aide au permis pour les apprentis devient la norme, l’enjeu est d’éviter que la mobilité devienne un facteur d’échec. Quelques actions simples peuvent changer beaucoup :
aborder la mobilité dès l’entretien (trajet, horaires, multi-sites)
proposer un site accessible quand c’est possible
co-construire une solution (covoiturage, adaptation d’horaires, aide financière si le permis est requis)
anticiper les contraintes dans le planning école/entreprise
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